8 avril 2010

Génèse



En ce matin frileux, l'aurore encore lointaine et la destination qu'avec elle tu as sans doute prise depuis de nombreuses heures, assombrissent mes pensées.
Reprendre cette route incertaine pour un travail fastidieux et routinier, suivre ce mini bus sale et gris, ravive une fatigue et une lassitude d'un printemps passé.



Printemps au cours duquel tu occupais tout l'espace disponible de "sky". J'avais à ce moment immanquablement répondu à tes attentes, tes injonctions, ton empressement maladroit : totale et aveugle soumission de ma part, excellent contrôle de la tienne.
L'été fût difficile : en juillet je t'oublie de mes plages, avec pour seule compagnie Mes Amours à MOI.



D'août, je tairai notre première rencontre, j'ai retranscrit en lieu utile, parce que c'était inutile quand tu l'exigeais. J'ai besoin de recul, de paix et n'affectionne pas l'instantanéité.
Là tu t'es fâché de me sentir blessée. ce que tu ne donnes pas et surtout n'obtiens pas te hérisse le poil et te froisse.



Mon silence et mon désir de prendre de la distance seront systématiquement parasités par tes visites silencieuses voire licencieuses.



Alors un jour d'automne tu demandes grâce.
Elle t'était acquise sans faillir.



Depuis je n'attends que tes retours et sombre dans la mélancolie de tes absences. 


Ce jeu cruel dans lequel tu te complais m'exaspère : ne pas répondre sous prétextes divers et ne me réserver que le rien est alors d'un stupide qui te sied mal.
M'attirer sans en avoir l'air jusque chez "toi" est encore plus puéril. Me signifier à demi - mots son existence m'a mortifiée.
Ceci étant au regard de l'estime et l'amour qu'elle te porte, je ne te juge pas ni fustige (quoique) : c'est votre histoire, mais lors de nos rencontres tu arrives imprégné d'elle.



Je ne peux donc ignorer cette fille qui achète ta présence certes charmante à ses côtés.



A l'heure à laquelle je rédige ces lignes, je me sens bien : la vengeance n'est pas mon style , je pense que ton imprudence lui vaudra quelques inquiétudes : elle ne peut oublier où et comment vous vous êtes rencontrés.



Dans une relation saine, je suis légitime et sereine mais me conduire au bord de gouffres et autres précipices est tout ce que tu peux m'offrir. Permets dans ce cas que je décline ton INVITE aussi douce soit - elle, même si c'est effectivement avec Toi (et TOI seul) que je connais mes plus beaux instants de Femme.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci de réagir.